« A l’assaut de la Péninsule Ibérique ! »

Reporters du large · février 07, 2017 · Vendée Globe · 6 commentaires

Il y a 24 heures, Fabrice Amedeo était un marin en proie au doute, tiraillé entre deux options s’offrant a lui pour contourner un anticyclone se formant sur sa route. Depuis, de précieuses heures ont passé, et les différents modèles de prévisions météorologiques (européen et américain) se sont enfin accordés. C’est donc à l’Est et en direction de la péninsule ibérique que le skipper de Newrest-Matmut ira chercher son salut pour la suite et presque fin de parcours sur son premier Vendée Globe.

 

« Le scénario s’est décanté, nous partons à l’assaut de la Péninsule Ibérique ! ». C’est un Fabrice Amedeo en mode conquistador qui entame les échanges quotidiens avec la terre ce mardi, avant d’expliquer : «  Hier après-midi, pour la première fois, le fichier américain de 15h45 TU s’est aligné sur la route préconisée par le modèle européen et depuis, ça n’a fait que se confirmer. Ca semble désormais assez clair. J’ai lofé et Cali (Arnaud Boissières) a fait la même chose. Nous partons désormais pour 200 milles en tribord amure, puis ça va ensuite refuser avant de repartir sur un bord plein Est de 200 milles, avant de passer au Nord de Madère et d’atteindre progressivement la latitude de Porto. Je vais ensuite tirer des bords sous spi en remontant le long des côtes ibériques ».

 

C’est évidemment un réel soulagement pour celui qui non seulement souffrait d’être dans l’expectative mais goûtait également assez peu la perspective de devoir faire une trajectoire très nord avant de repiquer vers la Vendée, se rallongeant ainsi considérablement la route : «  Je suis très content, parce que je ne vais peut-être pas aller très vite, mais en revanche, je vais rester très proche de la route directe. Psychologiquement, faire le grand tour de la paroisse en faisant presque cap vers la Norvège, ça aurait été difficile. Avec cette option Est, on va faire des milles dans le bon sens. Ce matin je suis à 1600 milles du cap Finisterre et à l’échelle de ce que je viens de faire, c’est à portée de fusil ». Une fin de course qui se dessine pour dans une dizaine de jours, mais surtout la perspective de pouvoir jouer et garder ses moyens jusqu’au bout, malgré les traces laissées par un tour du monde : « Un scénario avec du près pour quelqu’un qui a peu de nourriture est plutôt pas mal, parce qu’il n’y aura pas trop de manœuvres. Et le fait d’avoir du portant est également une bonne nouvelle pour quelqu’un qui n’a plus de gennaker depuis le grand sud. Je m’en sors plutôt bien ». Mais si les voyants ont l’air de vouloir passer au vert, il faudra à Fabrice Amedeo tout de même redoubler de vigilance, car il s’apprête à pointer son étrave dans une zone de fort trafic maritime et un secteur très fréquenté par les pêcheurs…

6 Comments:
  1. Oh la la faites bien attention et bon courage et surtout bon vent Les Sables ne sont plus très loin on vous suit très attentivement

    patricia cauret · février 07, 2017
  2. « En mode sanglier », « en mode conquistador »… j’adore cette épopée racontée avec beaucoup de rebondissements et d’émotions. Merci! Et qu’Eole souffle comme il faut pour cette remontée!

    Karina Morel · février 07, 2017
  3. Côté est ce sera moins long que côté ouest avec le grand détour pour contourner l’anticyclone… Ça c’est une bonne nouvelle. Vous devez être soulagé. Les Sables se rapprochent mile après mile… Nous espérons que le bateau tangue moins et que vous pouvez bouger plus facilement que ces derniers jours!!! Ne lâchez rien et continuez comme depuis le début. Ayez confiance pour la suite (et fin de cette aventure), on y croit nous aussi. Bon vent

    Virginie DVD · février 07, 2017
  4. bonjour ,avec serenité nous vous attendons ,prendre soin de vous ,menager vous, nous voulons observer un sourire et votre et bonne humeur à arrivée .La terre s’approche ainsi que le public vendeen bon vent catherine

    catherine · février 07, 2017
  5. Allez Fabrice accroche toi !
    Tu as enfin pu choisir ta route et maintenant on trace
    Les derniers miles sont certainement les plus longs, comme les derniers km d’un marathon
    Surtout si la nourriture est rationnée (ca, ca me parle :) )
    Allez on est tous avec toi. Grosses bises. PiaPia

    PiaPia · février 08, 2017
  6. Nous sommes toujours là … aussi attentifs qu’au début, émerveillés par le chemin parcouru. Nous te soufflons toute notre énergie pour que tu parcours ces derniers miles sans grande difficulté. A très bientôt.

    les amed de Puyricard · février 08, 2017

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