La navigation océanique est pleine de paradoxes… Alors que Fabrice Amedeo va passer ce jour sous la barre des 1 000 milles avant l’arrivée aux Sables d’Olonne, et qu’à ce stade, la monture commence généralement à sentir l’écurie… le temps risque de bien de s’étirer en longueur à bord de Newrest-Matmut. Devant l’étrave du skipper francilien, comme pour ses concurrents, se profile en effet une grosse zone sans vent sur le Golfe de Gascogne. Un piège ultime à négocier qui va obliger Fabrice à jouer les prolongations et lui fait envisager une arrivée en Vendée entre vendredi soir et samedi matin…   « On a contourné la dépression par le Sud et fait exactement la route que je voulais pour éviter le vent que je ne voulais pas avoir. J’ai empanné hier soir, conformément aux prévisions. Cette nuit il y a eu un peu d’air et du coup il fallait être dessus. J’ai fini par aller dormir et quand je me suis réveillé, j’étais dans la molle et du coup il a fallu renvoyer de la toile. On fait actuellement route vers l’Espagne, puis toute la journée ça va adonner et dans quelques heures on fera route vers Les Sables d’Olonne. […]
Read More
Une semaine de course dans cette Transat NY-Vendée et Fabrice Amedeo tient le rythme à 550 milles de la tête de flotte et des machines de guerre que sont Hugo Boss ou Edmond de Rothschild. Une position attendue que le skipper de Newrest-Matmut assume parfaitement même s’il déplore un léger déficit de vitesse. Pour autant, les motifs de satisfaction sont nombreux à commencer par l’excellent état de préparation du bateau et le bonheur d’être en mer. Un plaisir partagé par Fred Plisson, journaliste à la rédaction d’I Télé et media man  du bord qui savoure cette première transatlantique et en découvre toute la variété des sensations et des sentiments.   Contacté ce matin, Fabrice est revenu sur ces dernières heures de course et sur la photographie du moment : « Hier la mer était formée et croisée, c’était un peu chaud. A tel point que quand j’ai voulu renvoyer de la toile en fin de journée, c’était limite dangereux ; nous étions sous grand voile seule et les déferlantes rattrapaient le bateau. Aujourd’hui on se rapproche des Açores et ça  fait du bien, ça sent la maison. On va continuer sur une route Nord Est cette nuit, puis empanner et faire route directe sur les Sables […]
Read More
C’est samedi sur l’Atlantique et Fabrice Amedeo poursuit sa route entre New-York et la Vendée sur un mode raisonné, propice à la poursuite de son apprentissage en vue du Vendée Globe. Gardant ses distances avec la dépression qui secoue la tête de la flotte, il confirme et assume son choix d’avoir préféré échapper au plus fort des conditions générées par le phénomène météo. Le skipper Newrest-Matmut coure après le vent et devrait le prendre dans ses filets dans la journée. De quoi lui permettre de changer de braquet.    Les mots du jour… « Le gros du vent est passé devant nous. Nous avons fait une route Est cette nuit pour bien laisser passer les grosses conditions. La dépression va s’évacuer par le Nord Est et on va attaquer un peu en incurvant notre trajectoire vers le Nord Est pour suivre le vent. La nuit dernière a été un peu mouvementée avec une mer formée et ce matin nous sommes de nouveau dans le pays des ombres à cause de ce système dépressionnaire. Il faisait froid cette nuit, mais nous sommes maintenant dans le secteur plus chaud de la dépression et les températures sont plus agréables ».
Read More
A moins de 2 000 milles de l’arrivée aux Sables d’Olonne, Fabrice Amedeo poursuit sa course Atlantique. Si le contournement de la dépression par le Sud est désormais chose faite, le skipper de Newrest-Matmut doit actuellement composer avec des conditions de vent relativement instables et une progression au près. Lancé à la poursuite d’un flux plus favorable, il entrevoit le retour d’un tableau plus adapté pour demain samedi. En attendant, il faut ronger son frein… avant des heures meilleures   Fabrice lors d’un échange avec son équipe ce matin : « J’en ai terminé avec le contournement par le Sud de la dépression stationnaire au Nord des Açores. J’ai empanné hier en fin de matinée, avant de franchir un front et de prendre 120° de bascule au niveau du vent. C’était impressionnant. Depuis je fais une route Est-Nord Est. La nuit dernière a été un peu compliquée parce qu’on coure après le vent. Les conditions étaient très instables. Il a fallu être dessus pour s’en sortir. Clairement, nous mangeons notre pain noir sur cette option qui va payer dans la journée de samedi. Le vent ne devrait pas aller au delà de 30/35 nœuds. Ce n’est pas une option de performance, mais une […]
Read More
La dépression annoncée sur l’Atlantique pointe doucement mais sûrement le bout de ses moustaches et à bord de Newrest-Matmut, Fabrice Amedeo commence à mesurer le changement de conditions. Si cette Transat NY-Vendée est un tour de chauffe important pour le skipper francilien, le Vendée Globe reste l’objectif majeur de cette année 2016. C’est la raison pour laquelle, dans la perspective de la confrontation avec un cocktail météo plus musclé que sur les premiers jours de course, il a pris le parti de la raison et de la préservation de la monture et du marin. C’est donc le choix de la prudence qui a primé, en engageant un contournement du phénomène par le Sud. Une décision sage expliquée ce matin par Fabrice…   « On est parti pour faire le grand tour, prudemment. C’est plus raisonnable à quelques mois du Vendée Globe. En terme de classement il n’y a pas beaucoup d’enjeu, les champions se battent pour leur place sur le podium et derrière ils sont dans la molle. Le jour se lève et c’est un peu ambiance fin du monde. Le plafond est très bas. Ca change radicalement des jours précédents. On sent qu’on est au Sud de la dépression. J’étais […]
Read More