Changement de bord et ciré au programme !

Reporters du large · novembre 27, 2016 · Vendée Globe · 2 commentaires

Fabrice Amedeo s’active à bord de Newrest-Matmut. Ce dimanche, il s’est lancé dans un revirement de bord afin de contourner l’anticyclone et d’atteindre « d’ici trois jours » les mers du sud. Les conditions se durcissent, la mer est plus formée et la vigilance se doit d’être permanente.  

 

Un dimanche matin agité pour Fabrice Amedeo. Le skipper, qui entame son 21e jour de course, a dû reporter d’une demie-heure la conversation matinale avec son équipe. En cause : « une zone de grains » à traverser, qui oblige à la vigilance. Une fois passée, le skipper est revenu sur ses 24 dernières heures. « Là je fais route au près pour être au nord de l’anticyclone et le contourner par l’ouest. Le revirement de bord est imminent. Il devrait me permettre d’arriver dans les mers du sud d’ici trois jours. »

 

Actuellement 15e du Vendée Globe (au pointage de 8h ce dimanche), Fabrice adopte une stratégie similaire à celle de ses principaux poursuivants, le Japonais Shiraishi (13e) et le Neo-Zelandais Colman (14e). Le skipper s’emploie donc à préparer le changement de bord, « une manœuvre que l’on peut faire en 30 secondes face à un cargo mais en un quart d’heure pour qu’il soit le plus efficace possible », explique-t-il. Au programme : « vider les ballasts, transférer le matériel d’un côté à un autre, déplacer le satellite et remettre les voiles du bon côté »

 

Fabrice sent que les conditions se durcissent, lui qui n’a encore jamais navigué dans les mers du sud. « Nous allons tous arrêter notre régate au contact. Désormais, on va lever un peu le pied et se conduire en bon marin, soucieux de ces conditions océaniques ». Car il l’assure, les prochains jours seront « beaucoup plus éprouvants » : « c’est un chapelet de dépressions qui nous attend. Il faut être vigilant, bien calculer tout en prenant soin constamment du bateau ».

 

A l’approche de cette phase cruciale de la course, les éléments offrent un premier aperçu de ce qu’il va endurer. « Hier, il y avait encore des éclaircies et, parfois, une mer turquoise. Là, les nuages sont noirs, la mer est plus fermée. Elle est devenue grise et ça tape ! » Si le tee-shirt et le bermuda sont encore de mise ce dimanche, ils risquent de ne plus être très utiles dans les jours à venir. « Maintenant, le ciré est obligatoire quand je vais à l’avant du bateau ! » confirme Fabrice.

2 Comments:
  1. Courage dans ces mers agitées Fabrice! Je souhaitais savoir s’il vous plait qui écrivait tous ces articles très intéressants, nous permettant de vivre cette superbe aventure. Merci et bravo! Karina Morel

    Karina Morel · novembre 27, 2016
  2. Bravo Fabrice bravo pour votre audace, votre ténacité et votre bonne humeur et merci pour ces news qui nous permettent de suivre votre périple.

    Bruel · novembre 29, 2016

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