« Encore 24 heures pénibles »

Reporters du large · novembre 28, 2016 · Vendée Globe · 3 commentaires

Toujours livré aux faibles conditions générées par l’anticyclone de Sainte-Hélène, Fabrice Amedeo prend son mal en patience et reste philosophe en approche du Grand Sud. Le skipper de Newrest-Matmut peine à gagner du terrain et sait qu’il lui faudra encore composer avec ce cocktail difficile à avaler pendant 24 heures et qu’en prime, ses poursuivants, mieux positionnés, ont toutes les chances de revenir sur le peloton. Mais pour celui qui se prépare depuis dix jours à l’entrée dans l’Indien, la « récompense » est désormais proche.

 

La voix reste enjouée et les questions concernant l’actualité fusent en ce lundi matin, signe que Fabrice Amedeo garde toute sa combativité malgré les petits airs rencontrés depuis de trop longues heures : « Jusqu’à hier matin, j’étais tribord amures et je faisais route vers l’Afrique. En milieu de matinée, dimanche, j’ai déclenché un virement de bord, cap au sud. Manque de chance, les hautes pressions s’étendent un peu vers l’ouest, on est donc encore un peu coincé. Il faut traverser ce bazar. Je pense qu’on va avoir encore 24 heures pénibles d’arrêt buffet. Un fois qu’on sera sorti de l’anticyclone, on sera au portant, puis ça va se renforcer parce qu’il y a une dépression qui arrive. On sera alors dans le Sud. Mais le problème, c’est que les autres – Romain Attanasio, Arnaud Boissières… – vont revenir et qu’il y aura quasiment un nouveau départ demain ! ».

 

Pas de pointes de vitesses à bord de Newrest-Matmut en ce moment donc, mais une perspective qui nourrit l’imaginaire et les objectifs du bizuth Fabrice Amedeo, la rencontre avec l’océan Indien : « Je dors bien et le bateau est bien rangé. Ca fait dix jours que je me prépare au Sud, mais on y va tellement lentement, que je suis plus que prêt. J’ai hâte ! ».

3 Comments:
  1. Ça ne va pas durer ! Ça va aller ! Jn tel bateau + un tel skypper = la réussite !! Alkez tiens bon dompteur des océans ! 👍

    Brènice · novembre 28, 2016
  2. Je suis un sportif « terrestre » particulièrement cycliste et triathlonien. Je n’y connais rien en marine, néanmoins, alors que j’ai 70 ans, je suis époustouflé et admiratif par les multiples compétences que doivent maîtriser ces marins.Ce n’est pas pour rien que le Vendée Globe est adjectivé l’Everest des mers. Chapeau bas à tous et particulièrement, à l’image des distancés du Tour de France cycliste, à ceux qui sont à l’arrière.

    HerVé · novembre 28, 2016
  3. On va prier le dieu Eole pour que les vents forcissent et vous poussent rapidement dans l’océan indien. Tenez bon Fabrice et surtout ne perdez pas le moral! Karina

    Karina Morel · novembre 28, 2016

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