Enfin le large !

Reporters du large · novembre 08, 2016 · Vendée Globe · 1 commentaires

Le deuxième jour de course démarre sous les meilleurs auspices pour les concurrents du Vendée Globe. Deux raisons à cela ; des conditions de navigation plus maniables et la satisfaction de se dire que le DST* du Cap Finisterre est à présent dans le sillage. Après la mise en route des premières 24 heures, Fabrice Amedeo est rentré dans sa course et commence déjà à penser au Pot au Noir. Mais pour l’heure c’est une belle journée qui s’annonce à bord de Newrest-Matmut.

 

Contacté ce matin lors de la vacation avec le PC du Vendée Globe, Fabrice Amedeo était d’humeur loquace et racontait par le menu les conditions rencontrées : « J’ai 15 nœuds de vent et je suis au reaching pour aller chercher l’anticyclone, cap au sud ouest. C’est assez cool. J’ai fait pas mal de choses sur la première partie de la nuit. J’ai notamment traversé l’axe du DST avec tous les cargos. Le DST est interdit sous peine de grosse pénalité. J’ai donc fait bien attention de faire mes empannages bien comme il faut. C’était d’ailleurs assez galère parce qu’il y avait des grains, des bascules de vent et des pêcheurs. Maintenant ça y est, c’est enfin le large, j’ai de l’eau à courir. Si le vent évolue dans un sens ou dans un autre et que j’ai envie de temporiser, je peux choisir mon cap. Avant on était en semi-côtier et sur les Imoca ce n’est vraiment pas simple ».

 

Le Cap Finisterre dans le sillage, le skipper de Newrest-Matmut a désormais la descente vers le sud en ligne de mire et en la matière, tous les ingrédients paraissent réunis pour lui permettre de composer au mieux et même grappiller quelques milles sur des leaders qui restent toutefois hors de portée : « Les fichiers sont relativement optimistes. Peut-être que pour ceux de devant ça va être un petit peu plus compliqué. Tout le monde va revenir avec un petit peu d’air sur ceux de devant. Je vais être sous J1 et grand-voile haute toute la journée, avec même jusqu’à 15 nœuds de vent en fin de journée. Recoller sur ceux de devant ? N’exagérons rien, il y a plusieurs matchs dans le match mais c’est toujours rigolo de prendre quelques milles. Ils sont dans une autre dimension. Dès la ligne de départ c’était écrit, que la première nuit ils allaient nous exploser et qu’après on ne les reverrait plus. Mais peut-être que le passage de la dorsale sera un peu moins douloureux pour nous que pour eux. Après il faudra juste aller faire la petite aile de mouette en bordure de l’anticyclone, repartir en bâbord amure pour la descente vers les alizés… et commencer déjà à penser au Pot au Noir parce qu’on y sera dimanche pour les leaders et moi lundi. Je suis vraiment rentré dans ma course mais je ne me projette pas vraiment à l’échelle de ce qui m’attends. Cocher la case jour 2 sur 90 c’est un peu déprimant. Je ne pense à rien d’autre qu’a ce que j’ai à faire et à faire route vers le Sud. Quand j’aurai passé le Pot au Noir et que je serai dans l’hémisphère Sud, je pense que je commencerai à penser au grand Sud ».

 

*Dispositif de Séparation de Trafic

1 Comments:
  1. Fabrice, Il est plus facile d’encourager un sportif dans une gymnase, un circuit ou autre stade.
    Heureusement que la technologie est là pour nous permettre de suivre vos exploits et ainsi vous encourager à distance Nous suivons quotidiennement votre performance.
    Amicalement
    Christine et Michel MENGUY(les parents de Fabienne Harrois)

    Christine et Michel MENGUY · novembre 08, 2016

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