Fabrice Amedeo

Journaliste ou marin ? Dans la vie, Fabrice a décidé de ne pas choisir. Ce Levalloisien de 40 ans, originaire de Segré dans le Maine et Loire, est autant passionné par son métier que par la course au large et a fait le pari d’une vie partagée entre le bureau et l’océan. A terre, Fabrice a tracé son sillage de journaliste. Diplômé en philosophie et de Sciences-Po, il a également coréalisé deux documentaires pour la télévision et a écrit huit livres depuis 2005, dont cinq sur l’univers de l’océan et de la course au large.

Côté grand large, Fabrice a découvert la mer dès l’âge de trois ans à l’occasion des croisières familiales sur un petit Bénéteau de 22 pieds. Plusieurs semaines par an, il s’est progressivement initié aux joies de la mer et de la voile. Puis à l’adolescence est venue  l’époque des premières régates – Spi Ouest France, courses du Fastnet, Tour de France à la voile – et des premiers convoyages  au long cours avec notamment une première transat. Cet apprentissage de la régate de haut niveau et du grand large et la sérénité qu’il y puise, a incité Fabrice à repousser plus loin ses limites. En 2008, l’année de ses 30 ans, il a décidé de se lancer dans le grand bain de la course au large. Il a pris six mois sabbatiques pour participer à la transat AG2R ainsi qu’à la Solitaire du Figaro. En 2010, il a remis cela sans complexe avec une participation à la mythique Route du Rhum, sa première transat en solitaire, sur laquelle il termine à la 26è place sur 44 bateaux au départ. Depuis, il n’a fait que passer de plus en plus de temps sur l’eau et au large, animé par sa ténacité et son perfectionnisme, pour progresser encore et encore et devenir compétitif face aux marins professionnels issus du sérail de la course océanique. 3è de la Solidaire du Chocolat, une transat entre la France et le Mexique en 2012, 4è de la transat Quebec – Saint Malo quelques mois plus tard, 6è de la transat Jacques Vabre en 2013. En 2014, il termine 9è de La Route du Rhum en Class 40 sur 43 bateaux au départ.

Ces aventures n’ont pas rassasié le skipper-journaliste. Bien au contraire, la Route du Rhum 2014 l’a renforcé dans la conviction qu’après avoir appris à naviguer dans une baie, après avoir traversé l’Atlantique 7 fois, il était prêt pour de nouveaux horizons : le Vendée Globe. En novembre 2016, à la barre d’un Imoca initialement construit pour Loïck Peyron, Fabrice prend le départ aux Sables d’Olonne de son Everest personnel, le tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Après un peu moins de 104 jours de solitude, il est de retour en Vendée en 11ème position, après avoir fait vivre aux terriens son aventure de la plus belle des manières et avec l’envie farouche d’y retourner.

Quelques mois plus tard, il se lance dans un nouveau Vendée Globe, entrepreneurial cette fois-ci, et rachète un foiler de toute dernière génération pour mettre le cap sur un nouveau chapitre de son histoire avec le large.

 

Fabrice en quelques mots

Coureur au large depuis une quinzaine d’années.

12è de la Transat Jacques Vabre 2017. 11è du Vendée Globe 2016-17. 9è de la Route du Rhum 2014. 6è de la transat Jacques Vabre 2013, 3è de la Solidaire du Chocolat 2012, 4è de la transat Quebec – Saint Malo 2012, 26è (sur 44) sur la Route du Rhum 2010.

Participation  à la Solitaire du Figaro 2008, à la Transat AG2R 2008.

Huit participations à la course du Fastnet. Participation au Tour de France à la voile.

Journaliste au Figaro de 2003 à 2017.

Auteur. Seul face au large (Glénat 2017), Capturer le Large, les marins racontent (Glénat 2016), Les Héros de l’Atlantique, 10è Route du Rhum (Glénat 2014), La Face cachée d’Air France (Flammarion 2010), Les Rois du large, 40 éditions de la Solitaire du Figaro (Glénat 2009), Le Tour du monde de tous les extrêmes, l’aventure de 10 jeunes marins sur la Volvo Ocean Race (Glénat 2007), Actualité de la démocratie athénienne (François Bourin Editeur 2006), Les Fossoyeurs de l’Europe (François Bourin Editeur 2005).