« Je n’ai plus l’impression de courber l’échine ».

Reporters du large · janvier 19, 2017 · Vendée Globe · 4 commentaires

L’état d’esprit d’un marin solitaire à l’épreuve du Vendée Globe et de plus de 70 jours de solitude suit souvent une courbe fluctuante, réagissant à chaque symbole et petit événement. Le moral de Fabrice Amedeo n’échappe pas à la règle et un simple calcul fait ce jeudi a suffi à lui donner un large sourire. A l’heure où Les Sables d’Olonne s’apprêtent à fêter le vainqueur, celui qui ne pointera pas son étrave dans le célèbre chenal avant une vingtaine de jours est en grande forme et explique pourquoi…

 

« Mon moral est au beau fixe ! Ce constat posé d’emblée par le skipper de Newrest-Matmut est presque inutile tant sa voix, ses intonations transmettent cet enthousiasme. « J’ai réalisé que j’étais à moins de 6000 milles de l’arrivée et qu’une Transat Jacques Vabre* c’est 5500 milles, c’est donc un format que je connais. Je suis vraiment content et je sais que je vais l’être de plus en plus. On est entrain de faire le break, avec Arnaud Boissières, sur Alan Roura et Rich Wilson ». Un break que Fabrice Amedeo espérait faire depuis plusieurs jours afin de conforter sa place dans le classement, même si la concentration sera indispensable jusqu’au bout. Mais pour les prochains jours, les conditions météo devraient relativement préserver le marin et sa monture : « La dépression d’hier est passée complètement et le vent n’a fait que mollir depuis. Je suis allé chercher un anticyclone. Je vais les enchaîner comme ça pendant les prochains jours et tricoter au près pour remonter vers les alizés d’hémisphère Sud ». Un scénario plutôt clément et un changement d’ambiance qui contribuent à ce bon moral à bord et au retour de quelques petits plaisirs : « Hier soir, je me suis préparé un petit apéro en extérieur et ça faisait une éternité que je n’étais pas resté aussi longtemps dehors par plaisir. J’ai apprécié de sentir à nouveau le soleil sur mon visage et des embruns toujours froids, mais qui ne brûlent pas. Je n’ai plus l’impression de courber l’échine ».

 

*Course transatlantique en double disputée entre Le Havre et le Brésil.

4 Comments:
  1. A la vôtre Fabrice! Bon courage pour la fin de la semaine!

    Karina Morel · janvier 19, 2017
  2. Très cher Fabrice,
    Bravo pour avoir tenté et être en train de réaliser cette expédition un peu folle ! Bravo pour ton endurance et ton courage pour affronter ces épreuves !
    Nous pensons bien à toi et t’embrassons bien affectueusement.
    Marc et Babeth Audousset

    Audousset Elisabeth · janvier 19, 2017
  3. Santé Fabrice ! Buvons au formidable chemin parcouru et à la dernière ligne droite ! 👍👍 🌟

    Bérénice · janvier 19, 2017
  4. Bravo et garder le moral nous sommes derrière vous tenez bon,vous faites un très beau parcours
    respect et admiration sont les mots qui me viennent à l,esprit bon vent et belle remontée vers les Sables.

    patricia cauret · janvier 19, 2017

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