Un filet, des nœuds au cerveau et les alizés pour bientôt !

Reporters du large · janvier 20, 2017 · Vendée Globe · 4 commentaires

Alors qu’à terre, le ponton des Sables d’Olonne a déjà retrouvé deux de ses Imoca, en mer, le Vendée Globe est loin d’être terminé. Dans l’Atlantique Sud, Fabrice Amedeo poursuit sa remontée et maintient sa onzième position à la faveur d’une jolie bagarre avec Arnaud Boissières. Entre les deux marins qui ne se connaissaient que très peu avant le départ, une relation amicale se noue depuis déjà plusieurs semaines et les écarts se font et se défont au gré des conditions météorologiques rencontrées. Explications ce vendredi avec le skipper de Newrest-Matmut…

 

« La journée d’hier a été compliquée ! lâche Fabrice Amedeo dès le début de la conversation du jour. Notre histoire de mano a mano avec Arnaud Boissières c’est surtout l’histoire de celui qui n’a pas de chance… Nous sommes alternativement victimes de nos placements quand l’un est devant l’autre. Hier, j’ai bénéficié d’un enchaînement moins bon que le sien et il a réduit l’écart. Pour ajouter à cela, j’ai pris un filet de pêche. Il est venu se coincer dans le safran que je ne peux plus relever suite à la plaque que j’ai dû fixer il y a quelques semaines pour éviter qu’il ne bouge trop. Et pour couronner le tout, j’ai connu des problèmes de vitesse comme ça m’est déjà arrivé. Je n’en ai pas trouvé la source et je me suis fait des nœuds au cerveau… Mais tout va bien ! L’adonnante a fini par arriver et je fais route vers la maison. C’est ce qu’il faut retenir ». Des nœuds au cerveau certes, pour celui qui reste un compétiteur et s’est largement pris au jeu de la régate, mais un moral qui reste dans la lignée des jours passés : au beau fixe ! Loin de s’attarder sur les dernières heures, Fabrice préfère voir l’avenir et ce qui l’attend dans la prochaine semaine : « Je vais avoir 24 heures un peu compliquées, avec un vent qui ne va cesser d’aller et venir, mais moins capricieux que ce qui était prévu. A partir de ce soir, je vais naviguer dans les hautes pressions et il ne va pas falloir s’attendre à affoler les compteurs. Je serai à la latitude du cabo Frio dans une semaine et je peux espérer attraper l’autoroute des alizés pour le week-end prochain ». A l’heure où la vague de froid s’est installée sur la France, le bizuth, lui, file vers le soleil et la chaleur. Autant dire qu’on a connu marin plus mal loti !

4 Comments:
  1. Oh la la courage on vous suit toujours derrière vous

    patricia cauret · janvier 20, 2017
  2. Coucou Fabrice !! Nous pensons bien à toi !! Courage, profites de ces temps chaud et du soleil car ici il fait froid!! Un accueil chaleureux vous attend tous!! 👍😏❤⛵🌎🌞🌞🌞🌞

    Demarest Joelle · janvier 20, 2017
  3. on ne vous abandonne pas , je suis depuis le début , tous les skippers ;beaucoup d’avaries pour certains à qui je pense ; allez tiens bon FABRICE
    oui profites de la chaleur mais avance vite , pour retrouver tous les atouts de ton bateau VAMOOOOOOOS plein de bisous des vieux retraités de la montagne ;

    qui sont fan des grands marins et de la mer …………à bientôt aux sables d’olonnes

    antoine · janvier 20, 2017
  4. Bel enthousiasme après ce si long chemin parcouru
    Continuez de nous faire rêver à nous pris dans le gel et la neige

    Roussel · janvier 21, 2017

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>